décès d’Elisabeth Fradet

Lili Fradet… notre chère Lili Fradet nous a quittés le 8 janvier.

Vous nous avez quittés si vite ; Nous en sommes surpris, étonnés, presque incrédules… Vous étiez  « un compagnon » des premières heures et pendant des dizaines d’années nous avons partagé le souci d’approfondir et de transmettre la psychanalyse dans la plus grande rigueur et le plus grand respect de l’éthique. Soyez-en remerciée.

Toujours soucieuse de l’autre, toujours là où on vous attendait, vous étiez celle sur laquelle on pouvait compter si le besoin s’en faisait sentir. Vous nous avez enrichis de vos réflexions sur la psychanalyse, toujours cliniques, pertinentes, originales.

Travailler avec vous était un vrai plaisir. Votre façon de surmonter votre handicap était incroyable, on ne savait pas si vous lisiez votre texte ou si vous l’aviez appris par cœur. Vous resterez un bel exemple de courage et de ténacité.

Il y a avait foule hier pour venir vous dire adieu. L’émotion était immense. L’hommage que vous a rendu votre famille était magnifique, vrai, touchant. Vos enfants et petits enfants ne pouvaient pas retenir leur larmes, le chagrin était palpable.

Vous étiez fine, sensible, votre départ est une grande perte pour la psychanalyse. Vous étiez le cœur et le dynamisme de l’école. Adieu Lili, nous ne vous oublierons jamais.

E.L. G.C.

Flavia Goian – A partir de quand pouvons-nous appeler une psychose une psychose ?

ATELIER « Prépsychoses et états prépsychotiques », Séminaire ALI  été 2018

Problématique

Lacan interroge dans ce séminaire : à partir de quand pouvons-nous appeler une psychose une psychose ? Il nous apparaît important, d’un point de vue théorique aussi bien que clinique, de s’interroger sur ce qui précède le déclenchement d’une psychose, et qui apparaît dans ce séminaire sous le terme de « période prépsychotique » ou « prépsychose ». Le terme de « prépsychose » a été introduit par Mauritz Katan, dans les années ’50, par rapprochement avec la notion de « as if » (« comme si ») d’Helene Deutsch, qui pensait que toute schizophrénie était précédé d’un épisode « comme si ». Avec le terme de prépsychose, Katan met l’accent sur la position du sujet avant la décompensation, tout en laissant entendre un moment d’avant la psychose. Ceci dans un contexte théorique où dominait la thèse kleinienne selon laquelle le noyau psychotique était une virtualité inhérente à tout être humain. Continuer la lecture